Portes et miroirs

Elucubrations et récits autour d'un voyage en Islande et autres prétextes...

24 octobre 2009

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Ceci est le premier tome d'un journal en ligne commencé à l'occasion d'un voyage en Islande. Une erreur de manipulation a conduit à la naissance du second tome, c'est là que vous trouverez la chronique des jours qui passent à Cabrières d'Aigues. Presque de la fiction, puisque là comme dans les romans ou les nouvelles je choisis les personnages, l'ordre de leur apparition, les cadrages, les couleurs, les rythmes.

 

Rendez-vous là-bas.

 

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14 juillet 2009

La nature est hostile, bis. Elle me fiche la trouille.

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Hier matin, le temps de préparer le thé et de m'installer sur la terrasse, la barre de nuages qui écumait sur le Luberon s'est dissoute. L'air est tiède, un peu moite mais une brise légère s'est levée. Je travaille avant d'accompagner Alaïs à la gare routière. B* veut bien me laisser sa voiture toute la journée, il empruntera celle de nos amis en vacance, je peux ainsi aller au Paradou. J'écoute chacun des bruits, redoutant la vibration intempestive, l'orage mécanique qui m'empêcherait une nouvelle fois d'arriver à destination.


Au déjeuner, nous sommes les témoins d'une scène terrifiante : un étrange équipage atterrit en catastrophe dans un grand battement d'élytres et de stridulations sur le compotier de pêches. Un criquet maintient une cigale entre ses pattes et sa bouche foreuse fichée dans le dos de sa proie en aspire la substance  Les craquètements faiblissent. Le criquet imperturbable se nourrit et mon sang ne fait qu'un tour. Anthropomorphisme déplacé ? Il me semble que ce sont des plaintes et des lamentations que j'entends. Je prends fait et cause pour la cigale qui me semble représenter tous les opprimés de cette terre (le petit personnage de la fable de La Fontaine est si proche), et le criquet dont les frères bouffent tous mes rosiers sans vergogne, avec son allure de machine de guerre efficace et sans défaut, me remplit de rage. Plus je vois sa bouche têtue, plus je m'indigne. J'interviens. Au fond, c'est injuste, de quoi je me mêle ? Mais cette guerre microcosmique me bouleverse. J'y mets fin d'un coup de sandale. La scène n'est pas anodine, elle est cruelle. Et moi, individu de l'espèce humaine, douée d'une conscience particulière de l'univers par une extraordinaire série de hasards et qui me distingue ainsi du chat, du criquet ou de la cigale, j'interviens et modifie, de façon infinitésimale, le cours de l'histoire naturelle. Qui viendra, d'un revers de main ou d'un coup de tatane modifier le cours de mon histoire ?

Nous avons l'habitude, nous humains de nous fustiger, d'abominer ce que nous sommes, et c'est vrai, nous avons tous en nous les pulsions que je reprochais tantôt au criquet, ce besoin irrésistible de nous approprier ce qui nous environne, de l'avaler, l'ingérer, l'écraser, le conquérir. Nous sommes des animaux et une grande partie d'entre nous, tout comme le criquet, n'utilise pas son cerveau pour autre chose que satisfaire de primitifs besoins, promouvoir  sa personne, sa lignée, en aveugle. Mais tout de même, si nous sommes capables de susciter l'enfer sur terre (et, oh, par tant de moyens, du subtil à l'écrasant), ne faut-il pas résister au désespoir et reconnaître que les hasards de l'évolution ont modifié le comportement de certains parmi nous au point de vouloir lutter contre notre destin de bête, nous extraire de la Nature et entrer dans un univers régi par des lois différentes ? Nature et Culture, le débat classique.

Si j'imagine que nous sommes incapables d'aller plus loin, que nous sommes en bout de course, que les criquets parmi nous auront appuyé sur les boutons rouges des missiles ou transformé la planète si vite qu'une grande partie d'entre nous y succombera avant de nous laisser le temps d'aller plus loin vers ce divorce d'avec la nature, alors je me sens glacée, figée. Si je me dis que nous ne sommes qu'au début d'un lent processus, j'ai peur et je me sens inquiète, mais je ne me sens plus clouée sur place, je me sens pleine du désir de vivre.

Pleurer, se révolter, interroger et le ciel et la terre, c'est ce qui nous différencie de la brute qui ne fait que survivre. Lutter contre ceux d'entre nous qui ne sont pas suffisamment éloignés du criquet ou du lion et qui sont capables de trouver une bonne raison de lancer des missiles nucléaires, de torturer ou d'emprisonner. Je veux croire que de la Nature, notre environnement qui n'est qu'un vaste champ de guerre permanente, nous saurons nous préserver .

Je veux croire que les hommes qui ont réussi a dompter l'animal en eux ne se feront pas détruire par ceux qui n'imagine pas une seconde n'être que de vulgaires criquets : des enveloppes d'hommes, trompeuses, des coeurs de criquets. Je ne nie pas qu'ils soient nombreux, et qu'à l'occasion mon coeur même rétrécisse à la taille de celui du criquet. Je ne nie pas que nous courions le risque de nous entre-dévorer au lieu de modeler, oui modeler, imposer la marque de l'Homme sur la Nature (je ne veux pas parler des cicatrices que nous lui infligeons la plupart du temps, ce sont les traces de crocs, de griffes et de venin de la brute en nous).

Oui, se délivrer de l'animal tapi dans l'humain, chercher l'humain dans l'animal. Chercher toutes les portes de sortie possibles.

Je suis remplie de crainte, je suis pleine d'espoir, je marche en équilibre au-dessus du gouffre, la plupart du temps j'ai le vertige, mais je me force à ouvrir les yeux et me rassure en contemplant ceux de mes semblables qui sont de magnifiques humains et je les aime, leur voix me guide et me réconforte. Je les aime. Cela me différencie du criquet et des hommes-criquets.

Les cigales ; leur nombre exaspère. Les criquets ; leur nombre angoisse. La cigale stridule, crible le silence des siestes, la calme conversation. Le criquet dévore tout, le silence, la conversation, la cigale. Je redoute le criquet, la cigale m'agace. Je me justifie d'avoir anéanti le criquet.

160Pourquoi me reprocher de regarder au ciel, Mars, la Lune ou l'Islande ? Je ne cherche pas le désert et le dépouillement.  Non. Je lève les yeux au ciel. Là-haut, je cherche une bulle où le temps ralentisse, où le jour se prolonge infiniment. Pourquoi me reprocher de contempler le minéral, son inaccessible lenteur et de jouir de la vive rivière qui bondit sur la pierre et des graines qui germent là où tout le monde affirme que c'est impossible ?

Hier soir, rentrée très tard. Je me réveille tard. Mais j'ai une bonne longue journée devant moi - je m'en vais en voyage, ni sur la lune, ni sur Mars ni sur aucune étoile au ciel ; un voyage intérieur, voilà tout, un voyage sans bagage et sans carte, mais je ne suis pas seule à cheminer.

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11 juillet 2009

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Hier soir, place de la Fontaine à Saint Martin de la Brasque, dix lecteurs entrent d'un pas calme au son du oud. La lecture commence avec un peu de retard, il faut aller chercher des chaises supplémentaires, les organisateurs n'avaient pas prévu tant de monde.
Le mistral se faufile entre les branches des platanes, en ami. La lente mélopée du oud cesse, on entend l'eau de la fontaine éclabousser son bassin. Didier Sandre nous accueille. Les lectures qui s'égrènent au long des villages de la vallée d'Aigues sont le résultats d'un stage de lecture  qu'il a conduit pour un petit groupe de comédiens, professionnels ou amateurs ; ils viennent d'un peu partout en France, ne se connaissaient pas. Ils vont nous lire Le fou d'Elsa, des extraits.
Les lecteurs se lèvent tour à tour et lisent debout à leur lutrin, ils viennent parfois à deux, trois ou quatre, les voix se répondent et les mots se posent sur l'air, planent et tournoient ; un bref instant je regarde sur le côté de la placette où Didier Sandre se tient, debout aussi, à côté du technicien du son ; il a chaussé ses lunettes, il suit ligne à ligne le texte, le lit tout bas, on le sent en apnée. A la fin de la lecture, l'oud nous tient encore un instant en suspens et quand la musique s'éteint, nous restons silencieux un instant ; les applaudissements éclatent, nourris.
Je me renseigne et j'apprends que la musique que nous entendions provient de l'album Majàz par le trio Joubran. Je m'empresse de le commander. Plus tard dans la nuit, je n'arrive pas à dormir, je feuillette Le fou d'Elsa et finis par regarder Les âmes grises, un film d'Yves Angelo avec Marina Hands et Jean-Pierre Marielle. Bien que l'histoire soit différente, l'atmosphère me fait penser à la nouvelle de Gracq, Le roi Cophetua. Le film est terrible, sombre, les personnages fascinants, en particulier le procureur Destinat interprété par Jean-Pierre Marielle, opaque, dangereux, fragile. Le sommeil fuit de plus belle.

Ce matin, petit déjeuner à nouveau sur la terrasse : les branches du rosier balancent à peine, le mistral s'est calmé après avoir secoué les volets une partie de la nuit. Une petite laine s'impose malgré tout.

Je reviens à ma colline de débris à Rome ; j'ai une image surréaliste en tête d'un empilement cyclopéen de vases abandonnés là depuis trois mille ans dardant leur oeil unique au ciel, orbite creusée d'où vont et viennent des bêtes citadines, rats, renards, où des pins ont poussé. Je ne les imagine pas en tessons brisés, réduits en poudre, retournés à leur forme initiale, la glaise d'où ils sont sortis. Cette colline, c'est le Mont Testaccio dont Stendhal parle dans ses Promenades dans Rome. Au pied de cette colline artificielle, des caves fraîches ont été creusées pour y entreposer le vin. Ce sont peut-être elles qui sont fermées par des grilles.
Ce soir, B* va rejoindre ses musiciens, Alaïs passe la nuit chez des amis et moi je continue mon itinéraire le long de la Vallée d'Aigues pour écouter les lecteurs de Didier Sandre.
En attendant, je travaille un peu.

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05 juillet 2009

Minuit déjà.

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06 juin 2009

Cabrières s'inscrit ce matin dans un rond de ciel bleu ; tout autour le brouillard, en train de fondre.
Hier je suis allée au lycée d'Alaïs où des travaux réalisés en Arts plastiques étaient exposés. Les thèmes choisis traversent les générations d'adolescents, certains trouvent cela rassurant or je ne suis pas sûre qu'il faille s'en contenter, de ce piétinement obstiné dans le désenchantement soi-disant  rebelle. Seule une vidéo tranche par ses couleurs, son énergie et surtout son humour. Il s'agit d'une sorte de minuscule comédie musicale filmée dans la colline sous la pluie, un homme chante sous un parapluie rouge et ce n'est ni mièvre, ni sentimental, c'est juste délicieux et bizarrement décalé, éloigné des préoccupations typiques des jeunes gens que je connais. Après les vidéos, je vais examiner les autres travaux ; je constate que ma fille a un joli coup de crayon, de l'imagination et que la couleur lui vient à l'esprit.
Plus tard, je lui propose de venir au cinéma avec moi mais elle préfère profiter d'un peu de solitude à la maison, B* a prévu de rentrer tard ce soir.  Après avoir dîné avec elle, je vais donc voir le film de Benoît Jacquot, Villa Amalia. Le premier quart d'heure du film m'agace malgré Isabelle Huppert. Et puis, insensiblement, je me laisse séduire ; en réalité je reste intérieurement bouche bée (si c'est possible). Je ne savais rien ni du film ni du livre dont il est tiré et je tombe pile sur ces thèmes et motifs qui me trottent dans la tête depuis des années. Parfois, je me sens comme une antenne qui capte les interrogations dans l'air du temps et c'est toujours surprenant de découvrir d'autres personnes branchées exactement sur la même longueur d'ondes. Je suis bien naïve ou juste égocentrique ! Ne cherchez pas, je n'évoquerai pas ces thèmes ici, ce n'est pas le lieu.
La forte impression que me laisse ce film, bien qu'il m'ait déplu par bien des aspects, ne me détourne pas du quotidien : allumer l'ordinateur, relire la page de la veille,   étiqueter les pots de
confiture de griottes, aller chercher le pain, mettre ma carte d'électeur en évidence... non pas que je risque d'oublier d'aller voter, mais c'est une sorte de symbole : ces élections sont infiniment importantes et ce n'est pas ce que les médias nous donnent à voir, ça m'enrage. Le manque de vision, c'est l'intelligence aveugle.

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28 mai 2009

Dans le jardin du bien et du mal

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Je donne mes derniers cours de l'année ce matin. A présent, jusqu'au 11 juillet, je m'occupe des examens : surveillance, corrections, interrogations. Je suis absolument émerveillée d'entendre les (ir)responsables des réformes diverses concernant l'école raconter n'importe quoi avec aplomb. Tout ce qui fonctionne à peu près est laminé consciencieusement. Installer des portiques et fouiller les cartables, quelle solution admirable... On fait ça aux Etats-Unis depuis la fusillade à Columbine.  Ce qui n'empêche pas les agressions. A transformer les écoles en prisons surpeuplées et surveillées par des profs en nombre réduit, nouveaux matons à bout de nerfs, quelle merveilleuse idée ! La voie royale pour installer Le meilleur des mondes...
La conscience de ce monde minable ne m'empêche pas d'apprécier chaque minute de la journée. Le soir, je vais prendre un verre au petit café au bord du lac ; l'eau est si haute que les poissons passent sur les marches d'un escalier submergé. Je reste en contemplation, la nuit tombe doucement.
Je voulais voir le film de Clint Eastwood, Minuit dans le jardin du bien et du mal mais j'ai raté une bonne partie du début. Qu'importe, je me laisse prendre par les personnages et l'atmosphère. Je me procurerai le DVD.
Je vais continuer à lire le superbe roman de Pascal Mercier, Train de nuit pour Lisbonne, que m'avait conseillé Christine.
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11 mai 2009

Brodeuses

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Ce matin, je suis partie avec Elise à Budapest, virtuellement, en lisant la dernière entrée de son site ; ce n'est pas un journal, elle y affiche des humeurs, beaucoup de paroles de chansons, des impressions de voyages, de lectures... J'aime voyager avec Elise.

La météo avait annoncé une journée grise, elle s'est trompée, c'est heureux. Hier encore je me disais que j'allais travailler, mais il y a du monde à la maison ; l'effort pour se concentrer est trop grand, je renonce. Je finis par comprendre la raison du branle-bas au village (parcours fléchés, parkings aménagés, navettes,défilé de flâneurs) : en allant chercher le pain, je passe devant l'ancien moulin à l'huile, il abrite une exposition sur les arts textiles (broderies, dentelles et patchwork) . Je ne pratique pas cet art mais je crois bien avoir été marquée par Angélique, le personnage de la brodeuse dans Le rêve de Zola et depuis, de même que je rêve de piles de linge impeccablement rangées dans de vastes armoires parfumées de grains de lavande, je rêve d'être capable de broderies merveilleuses... Juste un rêve agréable qui ne tient pas à prendre corps ! Mais, lorsque j'entre dans le moulin, je suis émerveillée par les ouvrages exposés, issus de la collection d'une certaine Monique Alphand ; des pièces du XVIII° et du XIX° siècle de toute beauté. J'ai du mal à croire que je ne suis pas en présence d'oeuvres d'artistes contemporains tant la plupart sont loin de tous les clichés qu'on peut avoir en tête concernant les "ouvrages de dame". Il y a surtout des patchworks où sont assemblés de petits coupons de soie, bourrette, brocart, ottoman et tussor, de la laine aussi, des cotons, des gazes, des mousselines... Les couleurs jabottent entre elles, chantonnent ou déclament ;  un jeté de lit du XVIII° constitué des lanières de bretelles pour les costumes d'hommes toutes brodées de personnages facétieux, d'oiseaux ou de plantes m'enchante. J'imagine, étant donné l'ampleur du travail, que les femmes de la maisonnée se retrouvaient autour de l'ouvrage : il doit garder, emprisonnés dans les fils, les échos des conversations, les petits riens du quotidiens, les confidences, les silences, les conflits... Ces travaux évoquent aussi le long ennui des femmes de la bourgeoisie ou de la petite aristocratie condamnées au fil et à l'aiguille sans pouvoir se mêler aux affaires du monde. Ce qui est sous nos yeux aujourd'hui sont les pièces les plus fines, les plus inventives, conservées avec soin parce que leur beauté est indéniable.

A un autre endroit du village sont exposés des patchworks d'artistes américains, mais aussi le travail virtuose de femmes d'une communauté Amish. Je suis séduite par un tapis qui représente une poule aux couleurs éclatantes, chaque morceau de tissu est traité comme une touche de peinture, le tout rehaussé de broderies délicates, c'est un homme, David Taylor, qui en est l'auteur.

J'ai envie de revoir Brodeuses, le film superbe d'Eléonore Faucher.

Le soir, une surprise m'attend dans ma boîte électronique. Comme je ne reconnais pas le nom et que le message comporte une pièce jointe, je manque le détruire sans autre forme de procès : c'eût été dommage, car c'est une proposition pour participer à un ouvrage collectif, Une histoire de France en 100 monuments ; je dois cette proposition à Jean-Marie Blas de Roblès qui avait aimé mes Fantômes de Sénomagus et aussi à Claro, que je ne connais pas mais qui a dû lire mon bouquin aussi. Quand je découvre la liste des autres auteurs invités je sens un frémissement que je vais éviter d'analyser : je vois Julia Kristeva, Robert Badinter et surprise, Hubert Nyssen ! J'ai les mains moites... Dans la liste proposée j'ai choisi le cloître de la cathédrale de Fréjus pour son bestiaire et ses motifs végétaux fantastiques. Dans ce lieu réservé à la méditation dont le coeur est un puits et un jardin, j'entrevois les passages d'un monde clos  à l'espace grand ouvert de l'imagination la plus débridée. Samedi matin, j'irais à Fréjus pour me rafraîchir la mémoire. 

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09 mai 2009

Ce matin je suis partie avec Elise à Budapest.

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03 mai 2009

Plan B

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Dernier jour de vacances scolaires, je revois ce que j'ai préparé pour la semaine. Une nouvelle fois j'exécute mon plan B : c'est la cabane à outils ! j'aurais très bien pu travailler à mon bureau, la maison était tranquille, mais l'endroit me plaît.

Ce soir, vu Le couperet, de Costa-Gavras. Un film étrange où l'on ne peut faire autrement que sympathiser avec le projet d'un ingénieur au chômage qui consiste à dégommer tous les candidats qui ont des chances de rafler le poste qu'il convoite. Hyper-réaliste...

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02 avril 2009

Rendez-vous sur le tome II de Portes et Miroirs


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