rappelle-moi

Herbes aux hanches , débroussailleuse trépidante à bout de bras, je n'ai besoin de personne pour dézinguer les ronces et les graminées. Sous le masque, je coule l'eau. Douche bienfaisante au tuyau sur la terrasse ; je partage avec les poissons dans leur tonneau - dans une autre vie, il a contenu du Château-Neuf-du-Pape. Fille dort, l'homme prépare une chorba ; la coriandre sera du potager mais pas le reste. Je vais refaire la gelée de verveine mais cette fois, au lieu d'abricots en compote, je rôtirai des moitiés de pêches. Quand la gelée sera prise, je sèmerai un crumble. Avec un muscat de Tomino bien frais, on devrait contenter quelques palais ce soir.

Renseignements pris, les pépins de kumquats semés par l'Homme devraient donner des plantes à feuilles. Pour les fruits, il vaut mieux que j'aille chez Ferrat me choisir un arbuste. Je pourrai même le planter en pleine terre, au soleil et à l'abri du vent. Il est capable de supporter jusqu'à -12° - contre la maison, au sud-ouest, il pourrait faire son trou, qui sait. Je n'avais jamais goûté à ces fruits autrement que confits avant que Tony nous offrent ceux de son jardin. On mord dans la peau fine et l'amer se mêle au jus doux et acidulé. On crache un ou deux pépins, c'est divin.

Ailleurs la vie est dure, pourquoi ?

Voilà, le fichier d'Ici-même est ouvert, je vais presser l'éponge qui me sert de cerveau. Il en sortira bien un mot ou deux.

 

liberez les mots