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Préférer le vin d'ici à l'au-delà - ah, Franis Blanche, de rire vous me faites mourir.

De péroraisons en diatribes contre l'école, ses méthodes et ses enseignants, mon urticaire métaphorique ne s'arrange pas.

J'avais remarqué une chose étrange d'ailleurs au sujet de l'école - en tant que parent d'élève j'étais toujours vaguement remontée contre l'institution et ses représentants. Mais une fois coincée entre mon tableau et mes élèves je suis toujours aussi vaguement remontée contre les parents d'élèves et les pondeurs de pédagogie. En tant que mère j'étais un peu jalouse des influences des enseignants sur ma gosse, en tant qu'enseignante je suis jalouse de certaines influences qui bousculent les armatures (frêles) que je tente de mettre en place.

Des élèves qui me savent écrivain sont surpris que je sois prof. C'est que l'écriture ne nourrit pas sa femme. Et puis, j'aime ce que je fais (je l'aimerais encore mieux si j'étais moins bousculée et pressurisée par tout un attirail administratif complètement infantilisant).

Lundi, une élève me dit : vous êtes un prof né (actually, she said it in English : you're a born teacher). Je me suis sentie flattée et j'ai répondu : Thank you for your compliment. Mais en était-ce un à ses yeux, de compliment ? C'est bien après coup que je me le suis demandé.

J'aurais voulu tenir ma résolution de traverser le lac à la nage tous les soirs en rentrant du lycée mais la chair est faible. Je me vautre plutôt sur le canapé. Merdum.

Quinze jours que je laisse mon manuscrit des Croquefruits en plan. Merdum.

Alaïs a commencé sa troisième année en communication visuelle - des tas de projets sur le feu. Les trajets en voiture avec elle me font du bien.

Les chats se portent bien, ils nous font du bien.