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Je donne mes derniers cours de l'année ce matin. A présent, jusqu'au 11 juillet, je m'occupe des examens : surveillance, corrections, interrogations. Je suis absolument émerveillée d'entendre les (ir)responsables des réformes diverses concernant l'école raconter n'importe quoi avec aplomb. Tout ce qui fonctionne à peu près est laminé consciencieusement. Installer des portiques et fouiller les cartables, quelle solution admirable... On fait ça aux Etats-Unis depuis la fusillade à Columbine.  Ce qui n'empêche pas les agressions. A transformer les écoles en prisons surpeuplées et surveillées par des profs en nombre réduit, nouveaux matons à bout de nerfs, quelle merveilleuse idée ! La voie royale pour installer Le meilleur des mondes...
La conscience de ce monde minable ne m'empêche pas d'apprécier chaque minute de la journée. Le soir, je vais prendre un verre au petit café au bord du lac ; l'eau est si haute que les poissons passent sur les marches d'un escalier submergé. Je reste en contemplation, la nuit tombe doucement.
Je voulais voir le film de Clint Eastwood, Minuit dans le jardin du bien et du mal mais j'ai raté une bonne partie du début. Qu'importe, je me laisse prendre par les personnages et l'atmosphère. Je me procurerai le DVD.
Je vais continuer à lire le superbe roman de Pascal Mercier, Train de nuit pour Lisbonne, que m'avait conseillé Christine.
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